De ma fracture, ses frustrations, ses bénédictions
Partie 1: L’événement
Tel que mentionné hier, je me suis fracturé le cubitus droit au début de l’été (le 1er juin!).

Le cubitus (Ulna) est celui du dessus sur la photo; du côté extérieur de l'avant-bras.
L’ulna est l’un des deux os de l’avant-bras avec le radius. Anciennement appelé cubitus, ce terme est toujours employé dans le langage courant. C’est un os long occupant la partie médiale de l’avant-bras et jouant un rôle fondamental dans les mouvements de rotation de l’avant-bras et de la main. Il se compose d’un corps central la diaphyse et de deux extrémités, les épiphyses proximales et distales.
Source: Wikipédia
La fracture s’est produite suite à un exercice de conditionnement, lors d’un entraînement de kung-fu.
Accompagné d’un partenaire, l’exercice consiste à se frapper les avant-bras dans un mouvement répété de rotation du tronc avec les bras en avant de soi. D’une durée d’une minute sans arrêt, cet exercice est excellent pour se renforcer (!) les os, et apprendre à passer à travers la douleur. Il semblerait que j’aie particulièrement réussi ce dernier point…
J’adore faire ce drill. Quelquefois j’en fais même en extra avec certains partenaires d’entraînement. Cette fois en particulier, j’étais avec un des gars les plus endurcis de notre école. Chaque fois que je m’entraîne avec lui, je me fais sortir de ma zone de confort et je m’améliore beaucoup.
On a commencé relativement doucement, puis il a décidé d’y aller à fond. D’habitude c’est à ce moment que les gens arrêtent, mais voyant que je prenais le challenge il a continué… et moi aussi. Vers les 45 secondes, la douleur était différente. Ça élançait, et je sentais que quelque chose n’allait plus. Ce n’est toutefois que beaucoup plus tard, après radiographie, que j’ai appris que mon os était fracturé.
Certains diront que je l’ai cherché… Je l’ai même pensé moi-même. En même temps, comment aurais-je pu croire que ça aille jusque là avant que ça fasse trop mal?
Quelques jours après l’événement, j’ai réalisé le moment critique où j’aurais dû arrêter. À un certain point au cours de l’exercice, je ne mettais plus de force dans mes frappes, ne faisant que suivre et subir. La douleur me décourageait de continuer à plein force… Je voulais seulement me rendre jusqu’à la fin; pas question de lâcher si près du but.
Pourtant, c’est à ce moment qu’il fallait arrêter, parce que dans les faits, je ne dirigeais plus d’énergie équivalente pour contrer la sienne, et mes avant-bras encaissaient seuls le choc. Avoir continué à mettre de la force dans mes coups, ça ne serait probablement pas arrivé. Mais si on ne fait que subir, avec les coups d’un tel partenaire… c’est le résultat que ça donne.
Leçon apprise.
Voyant que cette histoire est en train de se transformer en roman, je vais m’arrêter ici pour ce post (billet? yeurk).
À venir: Les difficultés et frustrations encourues… Stay tuned!
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Karine




