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September 11, 2009

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L'avant-bras en inox: The recovery

Le réveil fût pénible, disais-je.

La reprise de conscience suite à une anesthésie générale, du moins pour moi, se déroule toujours avec la première pensée suivante:

GAAAASP, DE L’EAU!!!!

Je suis complètement déshydraté, j’ai soif, et tout ce qu’on peut me donner c’est quelques misérables gouttes au bout d’une p’tite éponge. Iiiish.

Cette fois en particulier, elle a été suivie d’une deuxième constatation: Mon centre de gravité a décidé de foutre le camp. Je sais pas s’il était en mission humanitaire à Tombouctou ou s’il était allé prendre un café avec ma conscience et mes bonnes manières, mais une chose était sûre: Il était très, très loin de ma personne.

Même les pires junkies de la planète savent qu’y faut boire un minimum d’eau quand on se dope.

C’est donc dans un état scrap le plus complet que j’ai été transporté vers ma chambre d’hôpital. Dominic pouvait bien rire de ma gueule, j’était gelé au possible.

Sur mon lit d’hôpital… attendez, on appelle ça un lit? Désolé, je croyais que le rôle d’un matelas était de supporter un individu, et non de compresser sa cage thoracique de façon à rendre précaire toute entrée d’oxygène dans les poumons dudit individu.

En principe, je devais attendre de retrouver mes esprits, pour qu’on me donne ensuite mon congé de l’hôpital le soir même. J’ai malheureusement eu le malheur de mentionner que je commençais à bien sentir la douleur dans mon avant-bras fraîchement opéré (et recouvert d’un plâtre bien lourd et épais); sans rien demander d’autre, PAF! on me garoche une autre dose de narcotique, sans s’assurer d’avoir mon accord. Recette parfaite pour me forcer à passer la nuit, dammit.

Je vous épargne les détails concernant le phénomène naturel humain d’élimination des déchets métaboliques. Toujours est-il qu’à 3 heures du matin, je n’avais toujours pas réussi à dormir. J’avais dû me faire remettre en position assise, et j’ai réalisé à ce moment que c’était la seule position où je réussissais à ne pas me sentir oppressé par mon matelas, et où je trouvais donc un semblant de confort.

Je suis resté à bretter dans cette position jusqu’à 8 heures du matin, heure à laquelle j’ai mangé mon déjeuner. On m’a ensuite donné mes recommandations, puis permission de repartir chez moi.

… Bon. Je crois que vous en avez assez entendu sur les naisages d’hôpital.

Alors je suis revenu une semaine plus tard, attendu un s**load de temps, me suis fait enlever mon plâtre, droit de prendre 5lbs avec ma main droite.

Je suis revenu 3 semaines plus tard, en juillet, et j’ai pu monter à 20lbs.

Et je pars LÀ pour mon prochain rendez-vous avec le doc. Y’est supposé me donner sa go pour pousser ma luck comme je veux. LES 2-ARMED PUSH-UPS SONT À MOI! Mouahahaha.

Ciao!

[prochain post: post-mortem +positif + leçons apprises de toute l'expérience.]

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  • Olivier

    Toute une saga que cet avant-bras en inox! J’espère que TVA vont en faire une télésérie!